Investir dans les personnes qui bâtiront l’avenir d’Ottawa grâce à trois bourses d’études
Investir dans les personnes qui bâtiront l’avenir d’Ottawa grâce à trois bourses d’étude
Fin 2025, j’ai lancé le programme de bourses « Bâtir l’avenir – Rideau-Vanier », en créant trois bourses de 1 000 dollars chacune destinées à soutenir les étudiants qui se destinent aux métiers spécialisés et à l’éducation de la petite enfance. Cela représente un investissement total de 3 000 dollars directement au profit des étudiants de notre communauté.
J’ai créé ces bourses parce qu’investir dans nos quartiers ne se limite pas aux routes, aux bâtiments et aux espaces publics. Il s’agit également d’investir dans les personnes, en particulier dans les métiers où nous connaissons une grave pénurie de main-d’œuvre et où nous savons que nous avons besoin d’une main-d’œuvre plus spécialisée.
Deux de ces bourses soutiennent des étudiants qui se destinent aux métiers spécialisés, tandis qu’une autre soutient un étudiant qui se destine à l’éducation de la petite enfance. Ces parcours professionnels peuvent sembler très différents, mais ils ont un point commun important : Ottawa a besoin que davantage de personnes s’engagent dans ces deux domaines.
Répondre aux besoins d’Ottawa en matière de main-d’œuvre
Partout à Ottawa, les travailleurs du bâtiment et des métiers spécialisés jouent un rôle essentiel dans la construction et l’entretien des logements, des commerces, des routes, des infrastructures de transport et des équipements collectifs dont dépendent les habitants. La Banque d’emplois fédérale estime qu’environ 5 670 personnes occupent actuellement des postes d’auxiliaires et d’ouvriers du bâtiment dans la région d’Ottawa, 85 % d’entre elles étant employées dans le secteur de la construction. Elle indique également que la région a connu une pénurie de main-d’œuvre dans cette profession entre 2022 et 2024.
Parallèlement, les gouvernements et les employeurs se préparent à réaliser d’importants investissements dans le logement et les infrastructures. En 2026, le gouvernement fédéral a annoncé le lancement de l’initiative Une Équipe Canada forte, un programme de 6 milliards de dollars visant à recruter, former et embaucher entre 80 000 et 100 000 nouveaux travailleurs qualifiés titulaires du Sceau rouge au cours des cinq prochaines années.
Pour moi, soutenir les étudiants qui souhaitent se lancer dans les métiers spécialisés est donc un investissement non seulement dans leur avenir personnel, mais aussi dans celui d’Ottawa.
Nous avons besoin d’électriciens, de plombiers, de charpentiers, de mécaniciens et d’autres travailleurs qualifiés pour construire les logements dont nous avons besoin et entretenir les infrastructures dont dépend notre ville. Une partie des problèmes rencontrés par notre réseau de train léger sur rail (TLR) est due à un manque de mécaniciens spécialisés capables de réparer et d’entretenir notre flotte de bus et de TLR. Une bourse peut contribuer à lever un petit obstacle financier pour une personne qui, sans cela, n’envisagerait peut-être pas de se lancer dans ces secteurs bien rémunérés.
Découvrez cette tribune libre de la conseillère municipale Carr : « Défis liés au transport urbain : autobus et TLR » – Marty Carr.
L’éducation de la petite enfance est tout aussi essentielle
La deuxième priorité de cette bourse est l’éducation de la petite enfance.
Quiconque a déjà cherché une place en garderie à Ottawa sait que l’accès à ces services reste un véritable défi. Le Plan municipal 2025-2029 pour le système de services de garde et de la petite enfance estime qu’Ottawa ne dispose actuellement que d’un nombre de places en garderie abordables, financées par le CWELCC, suffisant pour répondre à environ 76 % de la demande pour les enfants âgés de 0 à 5 ans. La Ville estime qu’environ 7 400 places abordables supplémentaires seraient nécessaires pour répondre pleinement à la demande.
Ottawa a également reçu pour instruction de créer 2 903 nouvelles places en garderie financées par le CWELCC entre 2023 et 2026. Mais la création de places ne se limite pas à la mise à disposition de locaux. Nous avons besoin d’éducateurs de la petite enfance qualifiés pour les occuper.
Le plan de la Ville identifie le recrutement et la fidélisation des éducateurs de la petite enfance et des professionnels de la petite enfance comme une priorité majeure. Soixante pour cent des personnes ayant répondu à l’enquête de la Ville sur la main-d’œuvre ont désigné le recrutement et la fidélisation comme une priorité absolue, tandis que la Ville souligne que les pénuries de main-d’œuvre constituent un obstacle majeur à l’élargissement de l’accès à des services de garde abordables.
Les éducateurs de la petite enfance font bien plus que simplement surveiller les enfants. Ils favorisent le développement des enfants, créent des environnements sûrs et stimulants, et permettent aux parents de travailler, d’étudier et de participer pleinement à la vie de notre communauté. Ce besoin est encore plus urgent pour les familles francophones qui comptent sur notre système de crèches et d’écoles pour que leurs enfants puissent conserver leur langue.
Pourquoi ces trois partenaires ?
J’ai délibérément choisi trois organismes de Rideau–Vanier qui mènent déjà un travail important pour aider les gens à se construire un avenir : l’École secondaire publique De La Salle, le Collège La Cité et la Maison Marie-Louise.
École secondaire publique De La Salle
De La Salle occupe une place importante au sein de notre communauté éducative francophone locale. L’établissement offre aux élèves la possibilité d’explorer différentes voies, notamment grâce à l’enseignement en alternance et à des programmes spécialisés qui les aident à acquérir des compétences pratiques et à se préparer à la vie après le lycée.
Notre partenariat avec De La Salle permet à cette bourse d’accompagner les jeunes à un moment clé de leur parcours scolaire, alors qu’ils commencent à réfléchir sérieusement à ce qu’ils souhaitent faire plus tard.
J’ai été très heureux de remettre le chèque à Carole Myre, directrice de l’École secondaire publique De La Salle, en juin dernier.
Collège La Cité
La Cité est l’un des principaux établissements d’enseignement spécialisé et axé sur la carrière à Ottawa. Elle propose plus de 140 programmes collégiaux, notamment des programmes d’apprentissage et de métiers spécialisés. Les étudiants peuvent se former dans des domaines tels que la menuiserie, l’électricité, la plomberie, la mécanique industrielle et d’autres secteurs en forte demande, en combinant l’apprentissage en classe avec une expérience pratique en milieu professionnel.
La Cité s’est donc imposée comme un partenaire naturel pour le volet « métiers spécialisés » de cette bourse. Les étudiants qui choisissent ces carrières acquièrent des compétences pratiques qui seront indispensables pendant les décennies à venir.
Ce fut un plaisir de remettre le chèque à Christiane Matte, directrice de la philanthropie et des diplômés au Collège La Cité, en août dernier.
Maison Marie-Louise
Dans le cadre de la subvention pour l’éducation de la petite enfance, je souhaitais collaborer avec une organisation profondément ancrée dans la communauté et engagée dans le soutien aux familles.
La Maison Marie-Louise, située à Vanier, est une organisation communautaire francophone accueillante qui offre des ressources, du soutien et un accompagnement aux familles et aux particuliers. Son action consiste notamment à aider les familles en difficulté financière, celles qui s’installent dans leur premier logement, les nouveaux arrivants et les familles confrontées à des situations particulièrement difficiles. Sa mission est d’aider les familles à créer des foyers heureux, harmonieux et épanouissants. Pour ce faire, il apporte son soutien aux familles confrontées à des situations difficiles, propose des ateliers sur la parentalité et axés sur la famille afin de contribuer à la création d’environnements familiaux positifs et épanouissants, et organise des événements communautaires gratuits qui favorisent l’inclusion, les liens sociaux et un fort sentiment d’appartenance à la communauté.
L’organisme collabore également avec des étudiants et des établissements d’enseignement, notamment La Cité, afin d’offrir aux étudiants la possibilité d’acquérir une expérience pratique dans un cadre communautaire.
La Maison Marie-Louise incarne exactement le type d’organisation ancrée dans la communauté que je souhaitais voir participer à cette initiative : une organisation qui comprend les défis auxquels les familles sont confrontées et qui reconnaît la valeur de l’éducation, du soutien et des opportunités.
J’ai eu beaucoup de plaisir à remettre le chèque à Ginette Gratton, directrice de la Maison Marie-Louise, en juin dernier, et, le 5 août, à rencontrer Sarood Dallemand, lauréate de la bourse « Bâtir l’avenir – Rideau-Vanier ». Nouvelle arrivante au Canada, elle vit actuellement dans un centre d’hébergement avec son fils, mais espère ouvrir un jour sa propre garderie à domicile. Bonne chance, Sarood !
En tant que conseillère municipale, je pense que l’une des choses les plus importantes que nous puissions faire est de mettre en adéquation les besoins de notre communauté avec le potentiel des personnes qui y vivent.
Ces trois bourses sont une modeste contribution à cet objectif : investir aujourd’hui dans les étudiants afin qu’ils puissent contribuer à bâtir demain un Rideau–Vanier et une ville d’Ottawa plus forts.
Cette publication est également disponible en English.
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